
Soirée Rhizome #Festival Artdanthé : Eli Mathieu-Bustos - Darius Dolatyari-Dolatdoust
→ 22:00
127-129 Rue Saint-Martin - Paris
Une nouvelle complicité s’affirme cette saison entre le Centre Wallonie-Bruxelles et le Festival Artdanthé, autour d’une soirée partagée qui met à l’honneur deux écritures chorégraphiques singulières : Have A Safe Travel d’Eli Mathieu-Bustos et Dressing de Darius Dolatyari-Dolatdoust. Cette collaboration prolonge un dialogue engagé depuis plusieurs années avec le Théâtre de Vanves.
Pour sa 28e édition, du 10 mars au 3 avril 2026, le festival Artdanthé s’affirme comme l’un des rendez-vous majeurs de la création chorégraphique contemporaine. Cette année, la programmation réunira près de 30 spectacles portés par des équipes venues de 13 pays. Parmi eux, une dizaine de coproductions du Théâtre de Vanves et de projets accueillis en résidence, ainsi que 8 créations et 7 premières françaises.
HAVE A SAFE TRAVEL
Eli Mathieu-Bustos
[Durée : 60min]
Have A Safe Travel raconte l’histoire d’un voyage en train. Un trajet ordinaire, jusqu’au moment où trois policiers arrêtent Eli Mathieu-Bustos et le soumettent à son premier profilage racial. Plongé dans le souvenir de cet événement, à la fois banal et violent, le public découvre les rouages d’un système oppressif.
Dans ce premier solo, le chorégraphe transforme la violence systémique subie en un matériau performatif puissant et sensible, développé grâce à la technique De Caelo, méthode qu’il a lui-même conceptualisée. Cette approche singulière fait dialoguer improvisation, intelligence émotionnelle et outils astrologiques pour explorer comment le ciel et ses cartes peuvent informer nos corps et nos trajectoires.
Un solo à la fois intime et politique, où le geste devient acte de résistance.
DRESSING
Darius Dolatyari-Dolatdoust – Compagnie DDDMM
[Durée : 35/40min]
Dans Dressing, l’acte de s’habiller devient un rituel performatif. Par l’accumulation de vêtements et d’accessoires, les corps se transforment, s’altèrent et se réinventent. Le costume, loin d’être un simple ornement, guide le mouvement, modifie les postures et engendre de nouvelles présences.
Entre désir d’appartenance et affirmation de singularité, les interprètes construisent et déconstruisent leurs silhouettes, révélant des figures instables, hybrides, en perpétuelle mutation. Une parade troublante et poétique émerge alors, interrogeant nos identités multiples et mouvantes.