Histoire de l’œil, spectacle de Janaina Leite au Carreau du Temple

Histoire de l’œil, spectacle de Janaina Leite au Carreau du Temple

jeudi 28 mai 19:30
→ 23:00
Le Carreau du Temple
Le Carreau du Temple
2 rue Perrée - Paris

Dans une libre adaptation de la célèbre nouvelle Histoire de l'œil de l'auteur français Georges Bataille (1897-1962), Janaina Leite explore la relation entre théâtre et pornographie, un thème récurrent dans ses récentes productions. La pièce reprend la structure du livre pour raconter, dans un mélange de fiction et de non-fiction, l'histoire de trois adolescents et de leurs découvertes sexuelles. Elle recrée, dans un décor féerique, cette fable noire oscillant entre le vulgaire et le sublime, le banal et le cosmique, l'ordinaire et l'abyssal.

Un conte de fées noir et érotique

Librement inspiré·e de L’Histoire de l’œil de Georges Bataille, Janaina Leite et le Núcleo do Olho poursuivent leur exploration des « théâtres du réel ». Avec quinze interprètes sur scène — amateur·rices et professionnel·les, dont certain·es travailleur·ses du sexe —, cette création hybride mêlant fiction et non-fiction reprend la structure même de l’œuvre, divisée en Fable et Réminiscences, pour raconter l’histoire de trois adolescent·es dans leurs découvertes.

Les réponses à la question « Quel est ton rapport à la pornographie ? » servent de passerelle entre la fable de Bataille et les expériences personnelles des interprètes. Sélectionné pour la création d’une nouvelle production en 2021 grâce au Fonds Zé Renato et programmé au MITsp – Mostra Internacional de Teatro de São Paulo, le spectacle approfondit la réflexion sur les frontières entre théâtre et pornographie, revendiquant cette dernière comme une forme d’art performatif.

Le spectacle suit la structure du livre de Bataille pour raconter, à travers des décors empruntés au conte de fées, l’initiation du jeune narrateur à la sexualité, au fil de ses rencontres avec les adolescentes Simone et Marcela. Oscillant entre théâtralité assumée et explicite des corps, la pièce réinvente cette fable noire à l’intersection du vulgaire et du sublime, du banal et du cosmique, de l’ordinaire et de l’abîme.