
Global Black Pride Paris 2026 : la rentrée sera noire, queer et révolutionnaire
Rangez vos agendas de rentrée classiques, Paris a un autre programme pour vous. Du 9 au 13 septembre 2026, la capitale devient pour la première fois le théâtre de la Global Black Pride, et ce n'est pas une Pride comme les autres : c'est un cri, une fête, une déclaration. Après Atlanta en 2024, c'est la France qui accueille ce mouvement mondial de célébration et de résistance des personnes noires LGBTQI+. Cinq jours pour voguer, marcher, débattre, primer et se souvenir que la joie queer noire est, elle aussi, une arme politique.
On vous a préparé l'itinéraire complet de cette semaine historique, et on garde le meilleur, la marche du samedi et le palmarès (très) français des Honors, pour la fin.
L'agenda complet des 5 jours est disponible ici → queer.paris/global-black-pride
Mercredi 9 septembre : le lever de rideau
Tout commence à 17h avec la Cérémonie d'ouverture et Réception, organisée en partenariat avec la Ville de Paris. Une soirée d'accueil qui pose immédiatement le ton : celui de l'excellence, du leadership et de la fierté d'une communauté venue du monde entier pour occuper l'espace public. Places limitées, réservation obligatoire : on n'entre pas dans l'histoire sans ticket.
Jeudi 10 et vendredi 11 septembre : on pense, on se bat, on célèbre
Direction la Mairie du 10ᵉ arrondissement pour la Conférence mondiale des droits humains, deux jours d'échanges (10h-19h) réunissant leaders, militant·e·s, chercheur·euse·s et décideur·euse·s autour de l'avenir des communautés noires LGBTQ+. L'inscription est obligatoire pour tout le monde, médias compris, et des codes d'exonération existent pour que le prix ne soit jamais une barrière à la mobilisation.
Et parce que la lutte se célèbre aussi en robe de gala, le vendredi 11 septembre à 19h se tient le Black Excellence Honors Gala 2026, la toute première cérémonie des Global Black Pride Honors. Musique, cinéma, littérature, sport, drag, nightlife : huit catégories pour graver dans le marbre celles et ceux qui façonnent la culture queer noire mondiale.
Et la France, elle brille où ?
Très fort, merci de demander. La France arrive en tête du classement mondial avec 17 nominations selon les organisateurs, et Kiddy Smile truste quatre nominations à lui seul : Artiste créatif de l'année, Morceau de l'année pour « DMQTMA », Album de l'année pour « Repris de Justesse », et DJ de l'année. De quoi rappeler à la planète entière qui a mis le voguing et la house culture noire au cœur du dancefloor parisien.
À ses côtés, Jean Lycinaïs décroche trois nominations : Artiste musical de l'année, Morceau de l'année pour « Danje » et Album de l'année pour « Story Time (Prelude) ». Sur les pistes de danse et sous les projecteurs, la France continue de placer ses figures : Soa de Muse et Keiona sont nommées Drag Queen de l'année, Malawitte représente la relève en Étoile montante, Morgan Noam porte les couleurs françaises chez les Influenceur·se·s réseaux sociaux, et l'athlète Jérémy Clamy-Edroux est nommé Sportif de l'année. Une razzia qui dit clairement une chose : la scène queer noire française n'attend plus qu'on la remarque, elle est déjà en tête.
Samedi 12 septembre : la Marche mondiale des fiertés noires, l'apothéose
Voici le cœur battant de la semaine, le moment où la théorie devient corps dans la rue. La Marche mondiale des fiertés noires se rassemble à partir de 14h et voici l'itinéraire complet, à noter, à partager, à suivre pancarte en main :
- 14h00, départ : Square Léon (20 rue des Gardes), dans le quartier de la Goutte d'Or. Le point de rassemblement historique d'un quartier qui porte en lui les mémoires afro-parisiennes.
- Station Château Rouge (métro ligne 4) : le cortège traverse l'un des poumons afro-caribéens de la capitale.
- Station Château d'Eau (métro ligne 4) : la marche continue, drapeaux et sound systems en tête.
- 17h00, arrivée : République (métro lignes 5, 8, 9, 11), la place symbole de toutes les grandes mobilisations parisiennes, pour la clôture du parcours.
Trois heures de marche, un parcours qui relie la Goutte d'Or à République en traversant des quartiers chargés d'histoire, et des milliers de voix noires et queer qui refusent, une fois encore, de marcher en silence.
Le mot de la fin (provisoire)
Comme le résume Rikki Nathanson, vice-présidente de Global Black Pride : « en amenant la Pride en Europe francophone, nous reprenons de l'espace, nous réécrivons l'histoire ». Cinq jours, une ville, une communauté mondiale, et une France qui ne se contente pas d'accueillir l'événement : elle en est aussi l'une des grandes triomphatrices sur scène.
Retrouvez le programme complet des cinq jours, soirée par soirée, sur queer.paris/global-black-pride.