Chéries-Chéris 2026 : les films à voir au festival du film LGBTQIA+ de Paris
Du 14 au 24 novembre 2026, le festival international du film LGBTQIA+ de Paris fête sa 32e édition avec 85 longs métrages et 79 courts, venus de plus de quarante pays. Un record pour Chéries-Chéris, qui a accueilli plus de 22 000 spectateur·rices l'an dernier.
Avec 164 films au programme, difficile de savoir par où commencer. Voici notre sélection pour composer votre festival, que vous veniez pour une séance ou pour la semaine entière.
Infos pratiques
- Dates : du samedi 14 au mardi 24 novembre 2026
- Cinémas : mk2 Beaubourg (Paris 3e), mk2 Bibliothèque (Paris 13e), mk2 Quai de Seine (Paris 19e)
- Forum des images (Paris 1er) : séances patrimoine, masterclass, tables rondes et ateliers
- Programme, horaires et billets : cheries-cheris.com
L'ouverture et la clôture
The Blood Countess, d'Ulrike Ottinger
Le mardi 17 novembre, le festival s'ouvre sur une fantaisie gothique signée Ulrike Ottinger, figure majeure du cinéma queer européen. Isabelle Huppert y incarne la Comtesse sanglante, dans un registre baroque et irrévérencieux. Autriche.
La Bola Negra, de Javier Ambrossi et Javier Calvo
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, le film des « Los Javis » clôt le festival le mardi 24 novembre, en présence des deux réalisateurs. Une fresque sur la transmission et la mémoire queer, entre passé et présent. Espagne.
Les séances événements à ne pas rater
Plusieurs films d'auteurs attendus sont présentés hors compétition, en séances événements.
- Les Braves de Lukas Dhont (Belgique) : le réalisateur de Girl et Close s'attaque au film de guerre.
- Roma Elastica de Bertrand Mandico (France) : un mélodrame baroque par l'auteur des Garçons sauvages.
- The Man I Love d'Ira Sachs (États-Unis, France), par le réalisateur de Passages.
- En civil (Plainclothes) de Carmen Emmi (États-Unis) : un suspense psychologique dans le monde de la police.
- Un détour par Diane d'Ann Sirot et Raphaël Balboni (France, Belgique) : un western contemporain.
- Le Reflet de Marco Berger (Argentine).
Pour les fans de cinéma de genre
Cette année, le cinéma queer s'empare franchement de l'horreur et du thriller.
- Silencio d'Eduardo Casanova (Espagne) : vampires et horreur gothique, par le réalisateur de Pieles.
- No Salgas de Victoria Linares Villegas (République dominicaine) et No Rest for the Wicked de Kasper Kalle (Danemark, Islande) : deux films de possession.
- La Professeure de français de Ricardo Alves Jr. (Brésil, Portugal, France), en compétition : un suspense psychologique.
- Labrador : autopsie du silence de Rodrigue Jean (Canada).
- Warla de Kevin Zarate Alambra (Philippines) : un récit criminel.
- Lady Champagne de D'Arcy Drollinger (États-Unis) : le film de prison pour femmes revu par le burlesque et l'esprit camp.
Des milieux rarement filmés sous un angle queer
Plusieurs films de la compétition posent leur caméra là où on ne l'attend pas.
- Du fioul dans les artères de Pierre Le Gall (France) : le quotidien des routiers.
- Jaripeo d'Efraín Mojica et Rebecca Zweig (Mexique) : un documentaire sur le rodéo mexicain.
- Fantasy de Kukla Kesherović (Slovénie, Macédoine du Nord) et Le Procès de Kai Stänicke (Allemagne) : les milieux populaires et ruraux.
- House with a Voice de Kristine Nrecaj et Birthe Templin (Albanie) et Petits dérapages de Daniel Nolasco (Brésil), en compétition documentaire.
L'animation queer, après le succès de Jim Queen
Après un focus sur l'animation l'an dernier et les 400 000 entrées de Jim Queen, le festival continue d'explorer le genre. Deux longs métrages d'animation sont en compétition :
- Méli-Mélo de Leah Nelson (Canada, États-Unis), adaptation du roman graphique autobiographique de Sarah Leavitt.
- ZsaZsa Zaturnnah d'Avid Liongoren (Philippines, France), une explosion de couleurs portée par l'animation philippine.
Neuf courts métrages composent aussi le programme de compétition animation, dont Gemma du studio Gobelins et Mon nom est Lilith de Leo Luna Robert-Tourneur.
Les documentaires
- Kitkatclub : Kinks of Berlin de Philipp Fussenegger (Allemagne, Autriche), en compétition : plongée dans le célèbre club berlinois.
- Mineshaft: The Cruising Murders de Jeffrey Schwarz (États-Unis).
- Vivre et laisser vivre : la voix de Jackie Shane de Michael Mabbott et Lucah Rosenberg-Lee (Canada), sur la chanteuse soul trans.
- Hunky Jesus de Jennifer M. Kroot (États-Unis).
- Papas : une révolution silencieuse de Jordan Goldnadel et Charlotte Karas (France).
- Antidiva: The Carole Pope Confessions de Michelle Mama (Canada).
Classiques, hommages et patrimoine
Le festival programme aussi des films qui ont ouvert la voie, l'occasion de les découvrir ou de les revoir sur grand écran.
Les classiques avec Le 7e Genre
- Les Nuits fauves de Cyril Collard (France, 1992)
- Mysterious Skin de Gregg Araki (États-Unis, 2005)
- High Art de Lisa Cholodenko (États-Unis, 1998)
- La Reine diablesse d'Antônio Carlos Fontoura (Brésil, 1974)
Hommages
Barbara Hammer, pionnière du cinéma lesbien expérimental, avec The Female Closet et le documentaire Barbara Forever de Brydie O'Connor. Nathalie Magnan, avec quatre films dont Lesborama. Rosa von Praunheim, au Forum des images, avec notamment Ce n'est pas l'homosexuel qui est pervers mais la société dans laquelle il vit (1971).
Patrimoine X français des années 70
Au Forum des images, un hommage à Norbert Terry et François About, deux figures du cinéma pornographique gay français des années 1970, avec quatre films dont Jeune proie pour mauvais garçons (1977).
La soirée pyjama
Muriel de P.J. Hogan (Australie, 1994), culte absolu, projeté pour une soirée pyjama. Venez en tenue.
Les courts métrages
Avec 79 films, les courts sont une bonne porte d'entrée pour découvrir de jeunes cinéastes. Ils sont répartis en quatre programmes de compétition :
- Programme queer et trans (22 films)
- Programme gay (27 films)
- Programme lesbien (17 films)
- Programme animation (9 films)
Questions fréquentes
Quand a lieu le festival Chéries-Chéris 2026 ?
La 32e édition de Chéries-Chéris se tient du samedi 14 au mardi 24 novembre 2026 à Paris.
Où se déroulent les projections ?
Dans trois cinémas mk2 (Beaubourg, Bibliothèque et Quai de Seine) et au Forum des images, qui accueille les séances patrimoine, masterclass, tables rondes et ateliers.
Quel film ouvre Chéries-Chéris 2026 ?
The Blood Countess d'Ulrike Ottinger, avec Isabelle Huppert, le mardi 17 novembre. La clôture est assurée le mardi 24 novembre par La Bola Negra de Javier Ambrossi et Javier Calvo, en présence des réalisateurs.
Combien de films sont programmés ?
85 longs métrages et 79 courts métrages, venus de plus de quarante pays.
Faut-il être LGBTQIA+ pour y aller ?
Non. Le festival s'adresse à tout le monde et son public, majoritairement LGBTQIA+, compte de plus en plus de jeunes et de personnes hétérosexuelles.
Pour prolonger vos soirées après les séances, retrouvez toutes les sorties LGBTQ+ de novembre sur l'agenda queer.paris.
