11 octobre : la Journée du coming out, à Paris et ailleurs
Chaque 11 octobre, la Journée internationale du coming out rappelle une idée simple : la visibilité change les regards. Origines de la date, chiffres récents, associations qui accompagnent à Paris et sorties queer du week-end : on fait le point.
Pourquoi le 11 octobre ?
La journée est née aux États-Unis en 1988, à l'initiative du psychologue Robert Eichberg et de la militante lesbienne Jean O'Leary. La date n'a pas été choisie au hasard : elle marque l'anniversaire de la deuxième Marche nationale sur Washington pour les droits des gays et des lesbiennes, le 11 octobre 1987.
L'idée de départ tient en une phrase d'Eichberg : la plupart des gens pensent ne connaître aucune personne gay ou lesbienne, alors qu'en réalité tout le monde en connaît. Faire son coming out, c'était donc rendre visible ce qui l'était déjà, et faire reculer les préjugés par la rencontre.
Dès 1990, la journée était suivie dans les 50 États américains et dans plusieurs autres pays. Depuis, l'organisation Human Rights Campaign la porte chaque année. Elle est aujourd'hui célébrée au Royaume-Uni, en Irlande, aux Pays-Bas, en Suisse et dans de nombreux pays francophones, où l'on parle de Journée internationale du coming out.
Le coming out, ce n'est pas un moment unique
On imagine souvent le coming out comme une grande annonce, une fois pour toutes. En réalité, il se refait sans cesse : à une nouvelle équipe, à un médecin, à un voisin, à un grand-parent. Et il n'est jamais une obligation. Chaque personne choisit à qui, quand et comment elle le dit, ou si elle ne le dit pas.
Le 11 octobre n'est donc pas une injonction à sortir du placard. C'est une journée pour soutenir celles et ceux qui veulent le faire, et pour rappeler aux proches et aux allié·es que la façon dont ils et elles réagissent compte énormément.
Les chiffres qui comptent en 2026
- Au travail : selon le 5e baromètre L'Autre Cercle / Ifop (avril 2026), 37 % des salarié·es LGBTQIA+ disent avoir subi une discrimination de la part de leur direction, soit 12 points de plus qu'en 2024. La moitié des salarié·es, toutes orientations confondues, entendent des propos LGBTphobes au travail. Dans les organisations signataires de la Charte L'Autre Cercle, ce taux de discrimination tombe à 20 %.
- Dans la société : le rapport 2026 de SOS homophobie recense 1 771 cas de LGBTphobies en 2025. Le rejet et l'indifférence (42 %) sont la forme la plus fréquente. La famille et l'entourage proche représentent 10 % des cas, l'espace public 13 % et le harcèlement en ligne 11 %.
Ces chiffres expliquent pourquoi le coming out reste, pour beaucoup, une décision réfléchie, et pourquoi il est utile de savoir vers qui se tourner.
À Paris : où trouver écoute et accompagnement
Le Centre LGBTQI+ de Paris et d'Île-de-France
Lieu d'accueil, d'information et de convivialité au cœur du Marais. On peut y passer sans rendez-vous pour parler, s'informer ou rencontrer l'une des nombreuses associations membres.
📍 63 rue Beaubourg, 75003 Paris (métro Rambuteau ou Arts et Métiers)
🕒 Accueil du lundi au vendredi de 15 h à 20 h, le samedi de 13 h à 19 h
☎️ 01 43 57 21 47 · centrelgbtparis.org
SOS homophobie
Ligne d'écoute anonyme, tenue par des bénévoles formé·es, pour les victimes ou témoins de LGBTphobies, y compris quand un coming out se passe mal.
☎️ 01 48 06 42 41 : du lundi au jeudi de 18 h à 22 h, le vendredi de 18 h à 20 h, le samedi de 14 h à 16 h, le dimanche de 18 h à 20 h
💬 Tchat le mardi et le jeudi de 20 h à 22 h, le dimanche de 18 h à 20 h · sos-homophobie.org
Le Refuge
La fondation accompagne et héberge les jeunes LGBT+ de 14 à 25 ans en rupture familiale ou en situation d'isolement.
☎️ Ligne d'urgence 7 jours sur 7 : 06 31 59 69 50 · le-refuge.org
Contact Paris Île-de-France
Pour les parents, les familles et les ami·es qui veulent comprendre et accompagner un proche après son coming out, ou pour préparer le sien face à sa famille. Groupes de parole et ligne d'écoute.
🔗 asso-contact.org
L'Autre Cercle
L'association de référence pour l'inclusion des personnes LGBT+ au travail. Utile pour savoir si votre employeur a signé la Charte d'engagement, ou pour trouver un réseau.
🔗 autrecercle.org
Le week-end du 9 au 11 octobre sur queer.paris
Pour fêter la visibilité entouré·e de son monde, voici nos sorties du week-end :
Tout l'agenda queer d'octobre 2026 à Paris
Questions fréquentes
Quand a lieu la Journée du coming out ?
Chaque année le 11 octobre. En 2026, elle tombe un dimanche.
Pourquoi cette date ?
Elle commémore la deuxième Marche nationale sur Washington pour les droits des gays et des lesbiennes, le 11 octobre 1987. La journée a été créée l'année suivante, en 1988.
Qui a créé la Journée du coming out ?
Robert Eichberg, psychologue, et Jean O'Leary, militante lesbienne, aux États-Unis. La Human Rights Campaign la coordonne depuis 1990.
Faut-il faire son coming out le 11 octobre ?
Non. Il n'y a ni bon jour ni obligation. La journée sert à rendre le coming out plus facile et mieux accueilli, pas à le rendre obligatoire.
Où trouver de l'aide à Paris après un coming out difficile ?
Le Centre LGBTQI+ (63 rue Beaubourg, 01 43 57 21 47), la ligne d'écoute de SOS homophobie (01 48 06 42 41) et, pour les 14-25 ans, la ligne d'urgence du Refuge (06 31 59 69 50). En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112.
